67.862 sur 100.000 signatures

Aux chef·fes de gouvernements européens et aux membres du Parlement européen

Pétition

Cessez d’écouter les lobbyistes d’Uber et autres plateformes. Il est temps qu’une nouvelle législation européenne garantisse que les travailleurs·euses des diverses plateformes bénéficient pleinement des droits salariaux.

La proposition de directive pour améliorer les conditions de travail des personnes travaillant via une plateforme de travail numérique est un bon début, mais ce n’est pas suffisant. Elle nécessite une présomption réfragable d'une relation de travail pour les entreprises de plateforme et la clarification selon laquelle l'établissement d'un nouveau statut européen dit « statut tiers » entre le travailleur et le travailleur indépendant ne peut pas être considéré.

Pourquoi est-ce important ?

En quelques années, Uber a complètement transformé le droit du travail dans de nombreux pays du monde. Comment ? Des documents ayant récemment fuité, connus sous le nom de “Uber Files”, montrent que l’entreprise a enfreint les réglementations en vigueur, dupé les autorités policières et fait secrètement pression sur des politiciens de haut niveau pour qu’ils les appuient [1].

Ces manœuvres ont permis à Uber de réaliser une expansion massive et rapide, faisant la fortune de l’entreprise tout en exploitant ses travailleurs·euses. Leurs employé·e·s sont faiblement rémunérés et ne bénéficient pas des droits fondamentaux des employé·e·s, tels qu’une couverture maladie, les congés payés, une pension de retraite ou un congé parental.

L’année dernière, l’UE a voulu remédier à cette situation en essayant de faire passer une nouvelle loi visant à accorder aux travailleurs·euses d’Uber et d’autres plateformes les mêmes droits qu’aux autres employé·e·s. Mais Uber n’a pas ménagé ses efforts afin d’empêcher la loi de passer, parvenant même à obtenir l’aide de l’un de ses plus grands partisans, le président français Emmanuel Macron [2].

Mais ces fuites sont si compromettantes que les législateurs européens commencent à s’intéresser aux informations divulguées. Nous avons maintenant une chance de faire passer cette loi et d’obtenir des droits tangibles pour les travailleurs·euses d’Uber et d’autres plateformes en Europe. Cette loi pourrait changer la donne, mais elle ne pourra pas être adoptée sans la mobilisation de l’opinion publique.


Références :

  1. https://www.theguardian.com/news/2022/jul/10/uber-files-leak-reveals-global-lobbying-campaign (en anglais)
  2. https://www.etuc.org/en/pressrelease/uber-files-meps-must-investigate-anti-worker-eu-lobbying

Pouvez-vous faire un don ?

Il peut sembler difficile de faire la différence seul·e. Mais si chacun·e d'entre nous donne un peu, nous pouvons arriver à des actions incroyables.

Pour avoir un véritable impact, nos campagnes et nos actions doivent être financées. Donnez quelques euros afin de permettre à WeMove Europe de militer pour les causes les plus importantes de notre époque !

Autres moyens de faire un don

Vous pouvez effectuer un virement sur notre compte.

Veuillez indiquer votre e-mail comme référence de paiement.

WeMove Europe SCE mbH
IBAN: DE98 4306 0967 1177 7069 00
BIC: GENODEM1GLS, GLS Bank
Berlin, Allemagne

Nous tenons à être transparent·e·s et responsables vis-à-vis des dons que vous faites. Pour en savoir plus, lisez notre Politique de dons.

Vos informations resteront privées et seront traitées de manière sécurisée. En agissant sur le site WeMove Europe, vous acceptez que WeMove Europe vous tienne informé·e des campagnes menées, et acceptez l'utilisation de cookies comme décrit par notre politique de confidentialité.

Partagez autour de vous !

Vous signez en tant que Ce n'est pas vous ? Cliquez ici