385.212 sur 450.000 signatures

A la présidente de la Commission européenne von der Leyen, aux vice-présidents Frans Timmermans et Valdis Dombrovskis, et au commissaire McGuinness, au président du Parlement européen, David Sassoli, à la chancelière Angela Merkel et au président Emmanuel Macron, aux premiers ministres Pedro Sanchez, Mario Draghi, Mateusz Morawiecki.

Pétition

Nous appelons les dirigeants européens et nationaux à faire face à la crise sans précédent causée par la pandémie de Covid-19 avec solidarité, courage et innovation.

Nous ne voulons pas d'un retour au statu quo, à un modèle économique qui a exacerbé les inégalités sociales, mis en danger notre santé et conduit le climat et la nature de notre planète au bord de l'effondrement. Au contraire, il est temps de rendre radicalement et rapidement nos économies plus vertes, plus équitables et plus résistantes aux chocs futurs.

Nous exigeons la mise en place du plus grand programme d'investissement vert que le monde ait jamais connu, soutenu par tous les instruments financiers de l'UE disponibles pour financer une reprise verte et juste.

Cet appel s'appuie sur une déclaration signée par les principales ONG environnementales européennes [1].

Pourquoi est-ce important ?

Mise à jour le 23 mars 2021

Le charbon, le pétrole et le gaz n'ont pas leur place dans l’Europe de demain ! De nombreux·ses Européen·ne·s se sont mobilisé·e·s tout au long de 2020 pour l’affirmer clairement à nos responsables politiques.

En décembre dernier, Mme von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a élaboré un projet de législation excluant les entreprises de combustibles fossiles, et notamment l’industrie gazière, de la labellisation relative aux investissements écologiques, les empêchant ainsi d’accéder aux fonds de relance [1].

Mais depuis, le lobby de l’industrie du gaz s'est employé à créer une brèche dans ce projet de législation avant son adoption par les deux autres institutions de l’UE : le Parlement européen et le Conseil européen. La pression a été telle qu’ils ont réussi à convaincre la Commission européenne de faire marche arrière.

Une fuite datant d’il y a quelques jours indique que la Commission s’apprêterait à autoriser la reconnaissance du gaz fossile en tant qu’investissement écologique dans la législation européenne [2]. L’idée selon laquelle le gaz constituerait une énergie propre est non seulement contraire aux connaissances scientifiques mais s’oppose en outre aux recommandations du groupe technique d'experts de la Commission.

Connu sous le nom de « règlement taxonomie verte » car il détermine les catégories d'investissements vertueux (c’est-à-dire respectueux de l’environnement), le projet de législation a été élaboré afin d’établir une norme de référence visant à éviter le greenwashing. Si l’industrie gazière y est intégrée, l’UE donnera son aval à l'un des principaux outils de greenwashing du monde.

Le gaz n’est pas une énergie verte. Il est responsable d’émissions considérables de carbone, par ailleurs exacerbé par sa diffusion de méthane, dont l'impact sur le changement climatique est 84 fois plus élevé que le CO2. Si seulement 3 % du contenu en méthane s’échappe du gaz, il pollue alors davantage que le charbon [3]. En outre, de nombreuses entreprises gazières européennes ne mesurent pas correctement les émissions de méthane générées par leur chaîne d'approvisionnement et ne saisissent pas les opportunités à leur disposition pour réduire ces émissions [4].

Nous n'avons pas le temps pour de fausses solutions. C'est pourquoi ni les programmes de conversion charbon-gaz ni la cogénération ne doivent être considérés comme des investissements écologiques.

Ces propositions malvenues vont à l’encontre du « Green Deal» de la présidente von der Leyen et des fortes ambitions de l'UE en matière climatique. Le rôle de leader mondial de l’UE en matière climatique en serait amoindri et décrédibilisé.

Pour toutes ces raisons, les propositions défendues par le lobby du gaz doivent être rejetées et revues.

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Mise à jour le 26 octobre 2020

C'est énorme : grâce à notre pétition de plus d'1,3 million de signatures, nos milliers d'emails et de tweets envoyés aux députés, la commission de l'environnement du Parlement européen a décidé d'exclure les énergies fossiles du plan de relance européen !

Mais l'ère des énergies fossiles n'est pas encore révolue. Une nouvelle étape s’annonce la semaine prochaine. Les députés membres des commissions budgétaires et économiques se réunissent. Ils pourraient annuler ce premier vote. Car suite à leur récente défaite, les lobbyistes de TOTAL sont plus que remontés et vont augmenter leur pression.

Plus que jamais, appelons nos députés à tenir bon. Signez la pétition et envoyez des milliers de tweets et d'emails à vos députés européens !

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Mise à jour le 12 octobre 2020

Les citoyens européens ont tout à fait conscience de l'impact potentiel que le plan de relance pourrait avoir sur leurs vies, l’économie et la société. C’est pourquoi ils sont des centaines de milliers à se mobiliser à travers l’Union, dans l’espoir de saisir cette opportunité unique de transformation.

L’Union européenne s’apprête à distribuer des milliards d’euros aux pays membres pour les aider à sortir de cette grave crise économique. Or, ces milliards d’euros pourraient permettre cette transformation... à condition d’être fléchés de manière appropriée.

Un investissement dans les énergies fossiles, y compris dans le gaz, serait une catastrophe. Il consacrerait l’ancrage de nos économies dans des technologies et des modes de production qui sont directement à l'origine des crises climatique, énergétique, sanitaire et économique actuelles.

Investir les fonds de relance dans les énergies fossiles reviendrait à répondre à la puissance du lobbying de ces entreprises aux poches profondes, qui tentent de préserver leurs profits alors mêmes que leurs intérêts s’opposent à l’intérêt général.

Alors que la Commission de l'environnement vient d'exclure les énergies fossiles du plan de relance, les citoyens européens vont devoir appeler les membres du Conseil de l'Union européenne à emboîter le pas.

Un investissement dans les énergies renouvelables permettrait de créer trois fois plus d’emplois que dans les énergies fossiles,sans compter qu’il est bien plus facile de faire changer un projet d’énergie renouvelable d’échelle qu’un pipeline. Il n’y aucune bonne raison de continuer à inscrire les énergies fossiles dans l’avenir de l’Europe... et encore moins dans les investissements qui doivent soutenir sa relance.

S’ils ne disposent pas de puissantes agences de lobbying pour représenter leurs intérêts, les citoyens européens sont pleinement conscients des enjeux. De leur côté, les opérateurs pétroliers et gaziers cherchent à s'approprier une grande partie des milliards d’euros qui devraient revenir légitimement aux énergies renouvelables. Engie, GRTgaz, Teréga, Naturgy, Italgas, ExxonMobil, PGNiG... ne cessent de faire pression sur les dirigeants européens pour obtenir gain de cause [1].

[1] http://www.wemove.eu/the-power-of-the-fossil

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Les dirigeants de l'UE négocient actuellement un plan de relance post-COVID. On parle de 750 milliards d'euros pour les 27 pays membres !

Nous avons non seulement l'opportunité d'aider les pays les plus touchés par la crise, mais aussi de lancer l'Europe sur les rails d’un futur plus vert et plus écologique. Ce plan de relance pourrait sonner la fin des inégalités, et de notre dépendance aux énergies fossiles.

Mais quatre pays — les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande et le Danemark (les « frugaux ») — refusent la solidarité dans la crise, et veulent bloquer le plan de relance. Ils préféreraient que l’argent soit redistribué sous forme de prêts, à rembourser rapidement. Et ils essayent même de rallier l’Allemagne à leur cause !

S’ils y parviennent, l’Europe n’aura rien appris des erreurs du passé. Pour rembourser des prêts, les pays les plus touchés par la crise devraient mettre en place de nouveaux plans d’austérité. On sait tous ce que cela signifie : des coupes dans les services publics, dans la santé, l’éducation… Et aucune mesure concernant les industries polluantes ne serait prise.

Refuser la solidarité ne nous a jamais profité. Avant la pandémie, les programmes d’austérité ont décimé les services publics et provoqué une forte hausse des inégalités [2]. Les services de santé, entre autres, étaient d’autant moins préparés face à l’épidémie de coronavirus [3].

Nous nous devons de faire changer les choses : nos dirigeants doivent fonder leurs projets sur la solidarité, et non le chacun pour soi. Les investissements qui vont être mis en place doivent contribuer à une « Europe d’après » où les plus vulnérables sont véritablement protégés.

Nous voulons un plan de relance ambitieux, capable de s’attaquer aux crises sanitaire, économique et sociale. Il doit :

  • Placer le bien-être des personnes au cœur de la réponse à la crise, fournir des prestations sociales et protéger les droits des travailleurs grâce à une « transition juste pour tous » ;
  • Mettre pleinement en œuvre et renforcer le Green Deal européen pour remanier l'économie autant qu’il le faudra pour remettre le bien-être au centre du projet européen, protéger les personnes contre les chocs comme COVID-19 et s'attaquer au changement climatique et à la perte de biodiversité aux niveaux européen, national et international. Renforcer et poursuivre la mise en œuvre des objectifs, des stratégies et des lois annoncés dans le Green Deal européen et, en particulier, renforcer la dimension sociale ;
  • Dans les secteurs très polluants, ou potentiellement polluants comme l'agriculture intensive, conditionner le soutien aux entreprises à leur alignement sur les objectifs environnementaux et climatiques ; aucun sauvetage ne doit être accordé aux industries non viables ou polluantes qui n'ont aucun avenir dans l'économie de demain ;
  • Établir un fonds important pour une relance durable et juste, soutenu par tous les outils financiers européens disponibles pour financer la relance verte et équitable, y compris un CFP élargi et ses programmes de dépenses qui consacrent au moins 50 % aux objectifs en matière de climat et de biodiversité, de nouveaux fonds, l'utilisation du mécanisme de stabilité européen et des « euro-obligations » ;
  • Guider les investissements publics et privés tout au long de la reprise en utilisant la taxonomie [*] de l'UE pour accélérer le passage des secteurs polluants aux secteurs verts ; de même, la Banque européenne d'investissement devrait aligner ses politiques de prêt sur les objectifs du Green Deal européen d'ici à la fin de 2020.

En bref, nous appelons nos dirigeants à faire preuve d'audace face à la crise en proposant le plus grand programme d'investissement vert de l’histoire. Ils doivent résister à la tentation de céder à des « solutions rapides » et de sauver une économie non durable, injuste sur le plan social, polluante, qui menace le climat, épuise les ressources naturelles et met en danger la santé et le bien-être de sa population.

Profitons plutôt de ce moment pour proposer des alternatives, et construire un nouvel avenir : une économie véritablement durable, neutre en carbone, circulaire et équitable, où l'homme et la nature prospèrent. De cette façon, nous pourrons créer des emplois verts de qualité, lutter contre le changement climatique, restaurer la nature et rendre nos économies et nos sociétés plus résistantes à long terme.

Le moment est venu de s'unir pour lancer l'Europe sur les rails d'une économie verte et équitable. Ensemble, nous pouvons y parvenir !


Références :

  1. https://ec.europa.eu/info/business-economy-euro/banking-and-finance/sustainable-finance/eu-taxonomy-sustainable-activities_en (en anglais)
  2. https://www.euractiv.com/section/energy-environment/news/leak-eu-considers-expanding-role-of-gas-in-green-finance/ (en anglais)
  3. The Hidden Emissions from Gas-Fired Power:
    https://www.climatebonds.net/files/files/eu-gas-briefing-220221.pdf (en anglais)
  4. https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-03-17/european-natural-gas-is-a-long-way-from-tackling-methane-leaks (en anglais) ; Market survey: methane emissions from natural gas companies: https://www.duh.de/fileadmin/user_upload/download/Projektinformation/Energiewende/Positionspapier_Markabfrage_Gas_2021_ENG_20210316_FINAL.pdf (en anglais)

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